
Shooting High Speed somewhere in Kansas City.
A picture by Miika.
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Shooting High Speed somewhere in Kansas City.
A picture by Miika.

The Pink Beast

Construction Site

Still Motion, Still moving?
All photographs by Miika.

Tree of Death, Tree of desolation
A picture by Miika.

Dark Light

Slide cave

Dark Fire, Olympic Juice.

Dark Fire, Olympic Juice#2
All photographs by Miika.
Tôt ou tard, le corps finit toujours par réclamer l’addition pour toute la fumée noire qu’on lui a servi…
M.
Aie pitié, Ô toi qui se régale du chagrin de ses fils, aie pitié et reprends ces yeux qui font de moi la victime de toute la beauté du monde. Je renonce à mon (bon) sens pour ne pas être le témoin maudit et forcé d’une réalité que je ne pourrais supporter; la provocante désinvolture d’une créature lumineuse et sublime, d’un angélisme diabolique…
M.
Mes ronds c’est mes ronds, et petit patapon…
Le ciel gris me tombe sur la tête… alouette, alouette…
Avant l’autre monde, le corps n’est qu’une éponge qui retient l’eau de l’âme…
M.
Dieu, en s’éprenant de la nature, a enfanté l’Homme. Et l’Homme, dans un immense élan de gratitude, s’est empressé de violer sa mère en accusant son père…
Si les yeux sont le miroir de l’âme, cette larme glacée en est sûrement la preuve. Ma vie saigne sur mon visage et mon cœur se vide de son feu, aujourd’hui et jusqu’à l’extinction du temps, pour avoir sacrifié la beauté d’une créature impuissante, au nom de la protection et du confort d’une espèce noyée dans sa vanité, et qui n’en est peut-être pas digne.
Non, je ne suis ni le géant ni le héros auquel je brûlais de ressembler. Moi le fou, le faible, l’inconscient, j’ai sombré en me laissant contaminer par la bêtise des hommes, et par leur raisonnement absurde. Et parce que je suis devenu la chimère que jadis, je méprisais, mes yeux se vident du plus glacial des chagrins… Pardonne moi petite créature, aux voiles plus belles que des tableaux de maîtres, et au vol aussi gracieux que celui d’un pétale de rose bercé par la brise chaude du paradis, pardonne moi de t’avoir capturé, de t’avoir privé de l’immensité du ciel, pardonne moi d’avoir souillé la pureté de tes lignes, pardonne ma cruauté, ma noirceur, ma soif de pouvoir et mon égoïsme, pardonne moi de t’avoir plongé dans un monde insupportable de souffrance et de peine… pardonne moi, papillon, d’avoir transformé ton rêve en cauchemar. Il aura fallu que je devienne ton bourreau pour que je puisse réaliser l’importance de ma faute. Je le sais maintenant, ce sont mes propres voiles que j’aurais dû sacrifier…
Non, il ne suffit pas d’arracher les ailes d’un papillon pour éviter une tornade à l’autre bout du monde… Non, il ne suffit pas de priver la vie des plus faibles de liberté, pour transformer la chrysalide des plus forts en divinité…
Petite créature, aurais-je seulement penser à rédiger ces mots si j’avais pu entraver la marche macabre de cette tornade…? Mon Dieu, je suis désolé papillon… mais je ne suis qu’un Homme.
M.
Quoi de plus normal que d’être fou pour être normal dans un monde de fous… et quoi de plus fou que d’être normal pour être fou dans ce monde de fous…
M.
Quelle est la différence entre une enclume…?
La perfection d’un système, sa réalité, son équilibre, son énergie, se caractérise par la pression des forces opposées qui le compose. Supprimer un de ses sous-systèmes antagonistes reviendrait, vulgairement, à pratiquer une ablation de la jambe sur un corps d’un aplomb parfait, à faire disparaitre le méchant d’une œuvre littéraire ou cinématographique, ou à supprimer un des joueurs dans une partie d’échec. Un tel déséquilibre entrainerait la chute, puis la destruction de ce système.
L’Homme, embourbé dans sa « bien-pensance », et pour la majorité des individus, à la recherche désespérée de flatterie, s’enorgueillit de participer farouchement à la lutte contre la haine, la souffrance et l’oppression. Il se rêve en héros, sauveur de l’humanité, fier et valeureux défenseur d’une vie idéale, et reste persuadé, le fou, que le bonheur passe par l’éradication du mal. Pourtant, dans la survie de l’espèce humaine, il n’est point de héros ni de modèle dans la victoire, mais seulement dans le combat et la douleur. Car la victoire définitive du bien sur le mal aboutirait au déséquilibre de notre système vital, au bouleversement de sa composition, de son schéma, à l’éclatement de cette fameuse dualité qui définit notre existence et qui maintient notre univers dans un tout homogène. A l’échelle de l’humanité, La disparition totale du Yin au profit du Yang créerait l’arme de destruction massive la plus colossale qui soit, l’ennui.
Le héros, le vrai, par opposition à la mythologie et à la fiction, celui de notre réalité, celui qui nous guide et nous fait pleurer, celui dont la population a besoin, celui qu’elle recherche, qu’elle appelle, ce héros, en tant qu’entité, se nourrit des forces antagonistes et contradictoires pour d’abord exister, puis pour vivre et enfin pour survivre. Ces forces sont le moteur de l’évolution humaine, et devraient non pas être rejetées, mais au contraire embrassées comme des éléments indispensables à l’équilibre de ce qui constitue notre être. Un Martin Luther King a besoin de l’intolérance et de la haine pour guider ses semblables, pour les forcer à réagir et à se mouvoir. Il n’existe que dans cette lutte, dans ce combat, il se nourrit de l’énergie de cet ennemi pour donner de l’espoir aux Hommes, et donc pour les faire vivre. Il l’utilise comme un tremplin, comme la source d’une motivation qui dépasse sa propre volonté, comme une destruction nécessaire à la reconstruction… Car la vie doit être, sans objection possible, un éternel recommencement, il le faut, sans quoi cet espoir disparaitrait, et l’humanité avec. Ce serait l’ennui ultime et cataclysmique. Le héros n’est que le véhicule de nos désirs et de nos attentes, malheureusement alimenté par un carburant qu’on essaie, de toute notre force, d’éradiquer.
Sans la haine, la violence, la souffrance, l’oppression, la misère, les maladies, la pauvreté, les tsunamis, les crises économiques, l’Homme serait la proie inconsciente d’une forme violente d’apathie et de « passivisme ». Il serait la victime consentante de sa mélancolie et de sa désolation, et serait détruit.
Ce que certains appellent le don de l’intelligence est en fait une damnation, une mauvaise plaisanterie de notre créateur. L’homme, et c’est un cas unique dans notre monde, est maudit. Notre survie dépend, sans nul doute possible, de la perenité de ce que nous détestons le plus et de ce contre quoi nous luttons tous les jours. Tout comme cette branche sur laquelle nous sommes assis, et que nous nous obstinons à vouloir scier, ou comme cet air pur que nous respirons, et que nous nous entêtons à vouloir rarefier…
Alors la souffrance, quel bonheur!
M.
« Un esprit sain dans un corps sain », ou une utopie enfermée dans un rêve…
Oui je suis fou. Un fou qui s’obstine à vouloir capturer une étoile, là-haut, éblouissante et inaccessible… Oui je suis hypnotisé. Un hypnotisé qui ne peux reculer, et qui ne peut que s’enliser dans les sables de cette folie douce. Je suis conquis mais certainement pas vaincu, puisque je n’ai pas le choix de la raison ou du bon sens, mais seulement celui de cette démence, et de cette quête de l’impossible.
La lutte est vaine disent-ils… Perdue d’avance… Peut-être, mais je m’y abandonne, envoûté, et je m’y perd… Je ne peux que m’entêter, encore et encore, comme maudit, condamné à vivre un cauchemar en espérant attraper un rêve.
Oui je suis le fou qui s’obstine à vouloir capturer une étoile, alors qu’on m’apporte une échelle haute comme le ciel!!!
M.
Elle était agenouillée, indifférente, aux passants qui la regardaient, son avant bras posé en avant, l’autre appuyé sur un rocher, le corps en torsion, légèrement tourné.
On découvrait dans cette étrange position, la délicatesse de son cou, ainsi que l’auréole délicate de son oreille que sa masse de cheveux dévoilait.
Sa longue chevelure était rejetée, en avant, comme un ruisseau soyeux éparpillé sur la pierre, dans un total abandon.
L’émouvante fragilité de son corps qui se dégageait, dénotait une jeune fille, aux charmes printaniers, ayant accepter de poser, volontairement.
Dans un doux relâchement de son corps, elle dévoilait l’ossature fine de son dos et la vision troublante ses fesses, charmant les regards qui s’attardaient, longuement.
La douceur de ses hanches étaient, aux regards qui glissaient, sur elle, gourmands, pareil à une tendre invitation.
Elle était telle une offrande, avec sa fraîcheur innocente, comme une vierge qui s’offre sans même se rebeller.
Elle s’offrait, fragile et tendre, à tous les regards et mains des passants, tentant de la caresser, perdue dans un demi-sommeil, vers lequel pudiquement, pour ne pas les voir, elle s’était doucement, échappée.
Alias HILSUM.
Tyler Durden in « Fight Club »:
« Did you know that if you mix equal parts of gasoline and frozen orange juice concentrate you can make napalm? That’s right… One could make all kinds of explosives, using simple household items. »
« People do it everyday, they talk to themselves… they see themselves as they’d like to be, they don’t have the courage you have, to just run with it. »
« Without pain, without sacrifice, we would have nothing. Like the first monkey shot into space. »
« Hitting bottom isn’t a weekend retreat. It’s not a goddamn seminar. Stop trying to control everything and just let go! LET GO! »
Jack in « Fight Club »:
« On a long enough timeline, the survival rate for everyone drops to zero. »

Gentlemen, welcome to fight club...
Ce baiser rêvé, puisse-t-il ne jamais s’effacer, même si pour cela, mon âme doit s’effondrer.
Elle se tient là, près de moi, à la portée d’un murmure. Autrefois libre et sauvage, je suis pris dans ses filets, invisibles et dont seul le temps pourrait venir à bout. Sur son piédestal, la divine créature me transperce le cœur avec son regard d’un autre monde. Alors je comprend que dans ce silence insupportable, elle affronte une réelle et profonde tristesse… la mienne. Meurtrie dans son âme, il ne faut pas longtemps pour que ses yeux sublimes ne soient troublés par un océan de souffrance, et qu’une goutte de vie ne lui lacère la joue, comme un diamant sur une route de nacre.
Ému et possédé par la beauté de sa peine, je m’approche, jusqu’à sentir la brise de son être sur ma peau. Dans un soupir, elle m’avoue qu’elle se meurt à l’idée de me blesser. Et alors que cette chaude larme achève sa course sur le bout de ses lèvres, je ne peux m’empêcher de vouloir y gouter. Je n’ai pas d’autre choix que de lui voler son âme. Alors que j’entre dans son intimité, dans son espace vital, ma main caresse la sienne comme un voile de soie flottant dans le vent chaud du désert. Noyé dans ses yeux, hypnotisé, subjugué, terrassé par sa beauté, je cède à l’appel de son chagrin, et lui vole un baiser. Alors que je la libère de ses chaines, elle, la sublime, me fait prisonnier… Un moment de grâce, pur, délicat et sensuel, qui fait de moi son esclave à tout jamais.
Une larme de vie, une larme de mélancolie… Dans le même instant, dans le même geste, je goutais à ses lèvres, et à la sève de ses yeux. Ce baiser rêvé, puisse-t-il un jour se réaliser, même si pour cela, mon cœur doit s’arrêter…
Ô Toi qui décide du grand Tout à notre place, pour ta malice et pour l’absurdité de nos vies, sois maudit!
M.
Alors là c’est l’étincelle qui fait déborder le vase, c’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres!!!
M.
T’as beau prendre des notes, quand t’es con, t’es con!
M.
Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, donc le ridicule aussi nous rend plus fort. Soyons donc ridicule…
Edit: Faites attention quand même, le ridicule ne tue pas, mais il blesse gravement…
M.
Il n’est point de guerrier sans vulnérabilité. Point de guerrier sans quête de vulnérabilité. Pour lui comme pour tous les hommes, et ce depuis la première pluie, la seule victoire possible vient de l’abandon à une force qui le dépasse, divine et extraordinaire. Alors terrassé par la beauté et la pureté d’un pouvoir qui le ronge de l’intérieur, aussi solide soit-il, le plus valeureux des valeureux n’a pas d’autre choix que de s’abandonner au vote du destin. Et le prix à payer est celui de l’espièglerie de son Créateur. Car pour lui qui est tombé pour une Reine, il n’y a pas de tristesse dans la mort, mais seulement, l’âme en peine, dans cet amour inassouvi.
Tel un Dieu devant 1000 hommes, comme un enfant devant une seule femme… La victoire du guerrier est aussi sa défaite.
M.
Danny Vinyard in « American History X »:
So I guess this is where I tell you what I learned – my conclusion, right? Well, my conclusion is: Hate is baggage. Life’s too short to be pissed off all the time. It’s just not worth it. Derek says it’s always good to end a paper with a quote. He says someone else has already said it best. So if you can’t top it, steal from them and go out strong. So I picked a guy I thought you’d like. ‘We are not enemies, but friends. We must not be enemies. Though passion may have strained, it must not break our bonds of affection. The mystic chords of memory will swell when again touched, as surely they will be, by the better angels of our nature.’